Hautes-Alpes
- les plus préservées de l’arc alpin
- les plus beaux spots outdoor du monde
- le premier département Bio de France
- pionnières des énergies renouvelables
- site olympique en 2030
À LA UNE
L’or jaune des Hautes-Alpes
Alexis Poincelet importe la culture du kiwi jaune

Alexis Poincelet, gérant de la société Savajols, développe une production de kiwi jaune sous serre.
Le projet
Ancien cuisinier, Alexis a toujours été séduit par le kiwi. Il considère que c’est un produit qui mérite d’être davantage mis en avant, notamment pour ses apports nutritionnels importants, et souhaite aujourd’hui développer cette production.

Une production sous serre
Le choix de la serre répond à plusieurs enjeux. Le kiwi est une culture qui n’apprécie pas le vent. La production sous serre permet donc de mieux protéger les plants contre les aléas climatiques, notamment la grêle. Cette solution permet également de s’affranchir de certaines contraintes liées à la protection des cultures, comme l’installation de filets.

La pollinisation
La pollinisation constitue un élément essentiel pour la production.
Des bourdons seront introduits dans les serres, en travaillant avec des apiculteurs. Des mini-ruches seront installées afin de favoriser la pollinisation des plants.
La production
- Surface : 1,8 hectare
- Première production prévue : octobre 2027
- Objectif pour la première récolte : environ 10 tonnes
- Potentiel annoncé : jusqu’à 35 tonnes par hectare
- Variété : Kikoka, une variété de kiwi jaune
Le marché français :
La production française de kiwi représente environ 45 000 tonnes par an, pour une consommation qui atteint près de 90 000 tonnes par an. La France doit donc compléter sa production par des importations.
Le kiwi jaune reste quant à lui encore très minoritaire dans la production française, avec un peu plus de 10 000 tonnes produites par an.
La distribution :
Alexandre Morin, basé dans la Drôme, s’occupera de l’ensemble de la distribution de la production.
Le fonctionnement envisagé s’apparente à celui de la filière Pink Lady, avec une organisation centralisée de la distribution et de la commercialisation.

Ultra Raid de la Meije
A l’assaut des sommets

Les 12 et 13 septembre 2026, l’Ultra Raid de la Meije VTT fêtera sa 15e édition sur les sentiers de La Grave, Villar-d’Arêne et du Pays de la Meije.
Pendant deux jours, 550 participants sont attendus autour de 5 courses chronométrées VTT, 2 courses VTTAE et 7 randonnées sans chrono, sur l’un des terrains de jeu les plus spectaculaires des Hautes-Alpes.

Grande nouveauté 2026 : le VTTAE passe à la vitesse supérieure avec la création de l’E-Raid 2 Jours. Au menu : 120 km et 5 300 m de dénivelé positif cumulés sur le week-end, avec 67 km le samedi et 53 km le dimanche. Un nouveau format longue distance qui ouvre le défi de la Meije à de nouveaux profils de vététistes.
Mais à La Meije, l’Ultra reste roi. L’épreuve reine, l’Elite Ultra 113, aligne 117 km et 5 300 m de D+ sur des itinéraires de haute montagne où distance, technicité et dénivelé ont forgé la réputation de l’événement.

Cette 15e édition sera également l’occasion de remettre les trophées L’Éterlou – La Meije, challenge 100 % haut-alpin lancé en 2025 associant des épreuves du raid L’Éterlou dans le Dévoluy à certaines de l’Ultra Raid de la Meije. La remise des prix aura lieu dimanche 13 septembre.
Bilan été 2026

Si la fréquentation reste globalement solide, avec près de 2 millions de visiteurs accueillis, le taux d’occupation des hébergements touristiques accuse un léger recul (-1% par rapport à la saison d’été précédente), une première depuis 2015
Taux d’occupation des hébergements touristiques et variation versus été 2025 par période (Source : ADDET05/G2A)
- Juin : 26,7% (-1 point)
- Juillet : 59,2% (+1 pt)
- Août : 71,4% (stable)
- Septembre (prévisions) : 18,5% (+0,1 pt)
- Eté 2026 : 40,2% (-0,4 pt)
Au-delà de la fréquentation, c’est la consommation qui constitue le principal point de vigilance de cet été 2026
Les professionnels du tourisme haut-alpins font largement état d’une baisse des dépenses sur la plupart des postes : loisirs, restauration, alimentation ou encore commerces.
L’été 2026 nous rappelle avec force que, rien n’est jamais définitivement acquis. Nous devons poursuivre nos efforts pour promouvoir nos destinations, adapter nos équipements et nos prestations, préserver notre milieu naturel et veiller à la qualité de l’accueil de nos hôtes.
FAVORIS
Foire aux dindes de Lagrand
La plus ancienne foire des Hautes-Alpes

Depuis près de 8 siècles, les habitants du Buëch se retrouvent le 9 septembre pour la foire à la dinde. À l’origine, on y achetait des volailles pour les fêtes de fin d’année.
Aujourd’hui c’est aussi devenu un rendez-vous de l’artisanat, des produits locaux et régionaux qui sont présentés . Dans l’après-midi, visite guidée du village par les Amis du Patrimoine de Lagrand et un retour dans le passé avec un pain cuit dans le four banal du village.

La foire aux dindes de Lagrand signe alors l’ouverture de la saison des foires et des marchés d’automne dans les Hautes-Alpes. De quoi s’imprégner de cette nouvelle saison qui s’ouvre à nous, avec ses couleurs, ses odeurs et sa fraîcheur si particulières.
L’Aiguillette du Lauzet
Un fil vers les sommets

Accrochée aux parois de l’Aiguillette du Lauzet, entre le col du Lautaret et Le Monêtier-les-Bains, cette via ferrata déroule l’un des plus beaux balcons des Hautes-Alpes. Au fil des vires et des passages verticaux, le décor minéral aux airs de Dolomites s’ouvre sur les sommets et glaciers du massif des Écrins.
Cotée PD (Peu Difficile), la via ferrata ne présente pas de difficulté technique majeure, mais son ampleur en fait une véritable sortie en montagne : 900 m de dénivelé positif et 6 à 7 heures au total, marche d’approche et retour compris. Le parcours équipé lui-même demande environ 2 à 3 heures et ne comporte pas d’échappatoire.

Au sommet, à 2 611 m d’altitude, le spectacle est à la hauteur de l’effort : les Agneaux, la Barre des Écrins et l’Ailefroide se dévoilent à l’horizon. Pour prolonger l’expérience, le retour peut s’effectuer par le col de l’Aiguillette et le vallon de l’Alpe du Lauzet, avec les Cerces et le Grand Galibier en toile de fond..
Départ : Pont de l’Alpe, sur la D1091
Période conseillée : fin juin à fin septembre
Niveau : PD (Peu Difficile), bonne condition physique recommandée

(FR)AGILES
Cultiver l’avenir

Dans les Hautes-Alpes, la viticulture s’adapte aux évolutions du climat sans pour autant renoncer à son identité.
À Théus, Laëtitia Allemand (Domaine Allemand) poursuit la culture du mollard, cépage emblématique des Hautes-Alpes dont elle défend les qualités agronomiques autant que la singularité.
À Embrun, Emmanuel Berteloot (Domaine du Mont Guillaume) mise sur des cépages adaptés à la montagne et sur des vignes cultivées entre 850 et 1 000 mètres d’altitude.

À Sigoyer, Guillaume Yvetot (Le Chai Perché) recherche la fraîcheur des parcelles situées à plus de 1 000 mètres pour préserver l’équilibre de ses vins.
À Jarjayes, Éric Guiramand complète cette dynamique en plantant des pistachiers, une diversification pensée pour consolider l’avenir de son exploitation.

Autant d’initiatives qui démontrent que l’avenir de la viticulture haut-alpine passe par la préservation des cépages adaptés, l’innovation dans les pratiques culturales et une diversification raisonnée des productions.
Serre-Ponçon
Un plan de résilience ambitieux

Le lac de Serre-Ponçon est aujourd’hui confronté à un défi majeur : s’adapter aux effets du changement climatique et à la raréfaction progressive de la ressource en eau.
Pour répondre à cet enjeu, le Syndicat Mixte d’Aménagement et de Développement de Serre-Ponçon (SMADESEP), en partenariat avec EDF Hydro Méditerranée et l’ensemble des acteurs du territoire, déploie un plan de résilience destiné à sécuriser durablement l’avenir du lac et des activités qu’il soutient.
La sécheresse exceptionnelle de 2022 a agi comme un révélateur. La baisse marquée du niveau du lac a fragilisé l’activité nautique, qui représente 16,3 % des activités de pleines natures pratiquées l’été, tout en mettant en lumière les tensions croissantes entre les différents usages de l’eau : production hydroélectrique, irrigation agricole, alimentation en eau potable, loisirs et préservation des écosystèmes.

Dans ce contexte, l’objectif du plan de résilience est de mieux anticiper les fluctuations du niveau du lac et adapter les infrastructures pour maintenir l’attractivité de Serre-Ponçon.
Concrètement, ce plan repose sur plusieurs axes d’action.
Il prévoit d’abord l’adaptation des équipements nautiques et portuaires afin de garantir l’accès au lac même lors des épisodes de basses eaux, avec notamment la création de nouvelles cales de mise à l’eau et l’aménagement d’infrastructures plus flexibles.
Il vise aussi à renforcer la concertation entre tous les usagers du lac afin de favoriser une gestion plus équilibrée et partagée de la ressource.

ÉCHAPPÉES
Tour de l’Obiou
Une boucle vertigineuse au cœur du Dévoluy

Entre Trièves, Dévoluy et Matheysine, le Tour de l’Obiou est une itinérance exigeante de 4 jours, labellisée GRP®. Plus qu’une simple randonnée, ce circuit sauvage et contrasté invite les marcheurs à une immersion authentique au cœur d’une nature brute, tout en plaçant le respect de l’environnement au sommet des priorités.
- Pellafol → Chalet de Bachilianne
- Chalet de Bachilianne → Tréminis
- Tréminis → Lachaup
- Lachaup → Pellafol



Grand Tour des Écrins
L’itinéraire mythique du Parc national

Plus qu’une randonnée, c’est une immersion dans l’âme des Hautes-Alpes, une itinérance de 13 jours qui conjugue grandeur naturelle, héritage montagnard, quête d’aventure et quelques 194 km.
- Le Bourg d’Oisans → Col de Souchet
- La Grave → Le Monêtier-les-Bains
- Col de l’Eychauda → Pré de la Chaumette
- La traversée du Valgaudemar
- Valjouffrey → Lauvitel



ICONIQUES
Tour de France
Les Hautes-Alpes
indissociables de l’histoire du Tour

Les Hautes-Alpes sont indissociables de l’histoire et de la grandeur du Tour de France, par la beauté des paysages et par les exploits marquants des coureurs gravés dans les cols.
Depuis 1922, le Tour de France s’est invité à 91 reprises dans les Hautes-Alpes, faisant de ce territoire alpin « l’un des plus visités de la Grande Boucle ». Les noms des cols de légende résonnent comme un écho : Izoard, Granon, Galibier…

En 2026, le Tour s’invite à nouveau dans les Hautes-Alpes avec une première étape haut-alpine le 23 juillet entre Voiron et Orcières-Merlette (185,5 km), une seconde le 24 entre Gap et l’Alpe d’Huez, via le col du Noyer, et le 25 juillet avec un final »de folie » entre le Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez (171,5 km) via les cols du Galibier, Toit du Tour 2026, et du Lautaret, la veille de l’arrivée sur les Champs-Élysées.
ELe Tour de France féminin sera lui aussi de la fête avec 1 jour dans le Sisteronais-Buëch.
Retrouvez toutes les informations relatives au passage du Tour de France 2026 dans les Hautes-Alpes ici :


JO 2030
Dans les Alpes Françaises, Alpes du Sud et du Nord s’unissent pour écrire une fresque inédite pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030.

Au cœur de cette alliance, les Hautes-Alpes dressent leurs sommets en scène maîtresse : plus de vingt compétitions de ski acrobatique et de snowboard se joueront ici. C’est à Serre Chevalier, plus grande station des Alpes du Sud, et à Montgenèvre, la doyenne des stations françaises, que les riders s’élanceront dans les airs, leurs trajectoires se croisant sur fond de sommets majestueux.
Briançon, citadelle de pierre, sera l’épicentre vibrant. Son Fort des Têtes, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, se muera en village olympique : carrefour de cultures, souffle logistique, forge d’énergie.

Au-delà de la lumière apportée par les Jeux sur le département, l’héritage est immense. Ils laisseront aux Hautes-Alpes des avancées concrètes avec des accès plus fluides et des mobilités repensées, notamment ferroviaires. L’olympisme ne se contentera pas de traverser les montagnes : il s’y enracinera, pour faire des Hautes-Alpes non seulement un théâtre, mais le centre du monde.


